Quelques mots: le bouddhisme


Le Bouddhisme

 

L'éveil (bodhi)

Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahāyāna en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha.

L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāa, puis d'atteindre à sa mort le parinirvāna (extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à jamais.

Là où le bouddhisme therav
āda insiste sur l'extinction complète et irréversible du sasāra, le mahāyāna laisse aux bodhisattvas la possibilité de s'y maintenir (sans toutefois produire de karma), par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider vers l'éveil.

 

Les quatre nobles vérités (skt. catvāryāryasatyāni , pal. cattāri ariyasaccāni, tib. sdug bsngal gyi bden pa) :

La vérité de la souffrance : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans le désir, les attachements ;
la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible ;
la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.

 

Les trois caractéristiques de l'existence

« Tout phénomène conditionné est insatisfaisant,

tout phénomène conditionné est éphémère

et toute chose est sans soi. »


• Le non-soi ( skt. Anātman pal. anatta) - que l’on pourrait appelé coproduction conditionnée - :
il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
• L’impermanence (skt. anitya pal. anicca) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est permanent. "Rien n'est constant si ce n'est le changement".
• L'insatisfaction (skt. duhkha pal. dukkha), ou souffrance (pas seulement la souffrance physique) : du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.


Ces trois caractéristiques de l'existence sont universelles et reconnues une fois développée la vision directe de la réalité (pal. vipassan
ā, skt. vipashyanā). Pour ce faire, il faut entraîner et développer notre vigilance (pal. satipatthāna, skt. smrtipasthāna).

 

L'être humain n'est donc pas une chose en soi mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skt. skandhas pal. khandha) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (skt. pratītya-samutpāda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (skt. Śūnyatā).

NB : le nirv
āna échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence puisqu’il n'est pas un « en soi » (skt. ātman) mais inconditionné.

 

Les « trois poisons » de l’esprit

• Avidité,
• Colère,
• Ignorance ou Indifférence (selon la traduction)


Ainsi, les voiles de l'esprit sont composés (par exemple) :

• Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
• Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
• Haine, aversion
.

Selon le Bouddha, les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

Sa philosophie est telle que : la souffrance naît du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il aurait réussi à atteindre le nirv
āna.

 

Les huit membres du noble sentier octuple (ariyāṭṭagika magga)

 

La compréhension juste (Sammā ditthi)

La pensée juste (Sammā sakappa)

La parole juste (Sammā vācā)

L'action juste (Sammā kammanta)

Le mode de vie juste (Sammā ājiva)

L'effort juste (Sammā vāyāma)

L'attention juste (Sammā sati)

La concentration juste (Sammā samādhi)

Au lieu de "juste" on lit parfois "complet" ou "total".

 

 

Les 10 préceptes

Les préceptes ne sont pas des règles absolues mais des guides de comportement éthique.

 

S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte
plus généralement garder la maîtrise des sens,
S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
S'efforcer de s'abstenir de paroles dures,
S'efforcer de s'abstenir de paroles inutiles,
S'efforcer de s'abstenir de paroles calomnieuses,
S'efforcer de s’abstenir d’animosité,
S'efforcer de s'abstenir de vues fausses.

 

Sous leur forme positive, ce sont :

Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.
Dans cette formulation positive, les 6e et 7e préceptes
« négatifs » sont regroupés en un seul.

 

Les quatre incommensurables

 

Les quatre conduites ou sentiments pieux (brahmavihāras) sont aussi appelés les quatre incommensurables car ils pourraient être développés indéfiniment. Cultivés sans l'intention de mener tous les êtres à la libération ultime, ces quatre intentions conduisent à une renaissance dans le monde céleste de Brahmā ; développées avec le désir de mener tous les êtres à la libération ultime, les quatre conduites deviennent alors « incommensurables » et conduisent à « l'éveil parfait ».

Il s'agit d'émotions positives :


• La bienveillance universelle (mettā en pāli, maitrī en sanskrit),

• La compassion (Karunā), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui,

• La joie sympathique (Muditā), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (muditā bhāvanā) ;

• L'équanimité (uppekkā, upeksā) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique, est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekkā bhāvanā).

 

L'éthique bouddhiste et les préceptes

 

Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure (les autres, notre environnement…). Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).

L’éthique bouddhique propose donc à l'être humain de prendre conscience des états d’esprit dans lesquels il se trouve et à partir desquels il agit, parle, pense et de devenir ainsi responsable tant de ses états d’esprit que des conséquences de ses actions.

 

Mes sources : Wikipédia, De la mort à la vie, de Jean-Pierre Schnetzler, The Spirit of Buddhism : The Future of Dharma in the West de Sogyal Rinpoché.

 

Ci-dessous un liens vers le Sangha Rimay qui accorde une importance particulière

à l’intégration de l’enseignement et de la pratique dans la vie et la société.

 

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